Colorer ses cheveux blancs…

couleurs

Colorer ses cheveux blancs grâce aux plantes, c’est possible. La palette des couleurs y est même plus développée que sur les couleurs naturelles. On va, là, en effet pouvoir proposer des tons les plus clairs aux plus foncés.

La règle, avec les cheveux blancs quand on veut foncer, c’est la pose en 2 temps. Mais sachez que si vous avez 95% de cheveux blancs, vous pouvez  obtenir ceci:

de-blanc-a-brun

 

La recette:

  • Henné naturel du Rajasthan
  • Indigo
  • Eau

Procéder en 2 temps. On commence par appliquer du Henné naturel délayé avec de l’eau chaude (autour de 70°). Laisser poser 30mn sous film alimentaire ou charlotte. Rincer.

Résultat de l’étape intermédiaire: henne_nat_2h_bb_xd

Préparer l’Indigo avec de l’eau chaude (50° maximum). Vous pouvez l’appliquer à suivre sur cheveux mouillés bien essorés ou sur cheveux secs plus tard. Laisser poser à l’air libre 2 heures. Rincer.(Des petits reflets bronze peuvent apparaître aussitôt. Pas de panique! Ils vont disparaître dans les heures qui viennent, le temps de l’oxydation à l’air).

    hi

Les produits sont disponibles sur la boutique www.breizhenne.com

Alors, tentée?

 

Le matériel pour débuter la coloration

Accessoires.jpg

Être bien équipé est essentiel. Être bien équipé, c’est réduire les contraintes. Ça ne nécessite pas forcément beaucoup de matériel, ni beaucoup d’investissement. D’ailleurs, la plupart des ustensiles de base se trouvent facilement au sein même de la maison. On a toujours une vieille cuillère en bois à recycler, un vieux tee-shirt,… Voici donc un petit tour de ce qu’il faut avoir sous la main et pourquoi!

Le pinceau:

Si certaines préfèrent s’en passer et faire la pose à mains nues (enfin, gantées de préférence! Voir ci-dessous ), c’est un ustensile quand même bien pratique. Je le recommande particulièrement quand il y a pas mal de cheveux blancs parce que:

  • il permet d’aller au plus près de la racine
  • avec le manche pointu, on peut facilement soulever les mèches et travailler méthodiquement (enfin, on essaye…)

Je connais une coiffeuse qui travaille avec pinceau de peintre…Vous l’aurez compris, tout est permis! L’important, c’est de se sentir à l’aise tout en étant efficace.

pinceau de coloration

Les gants:

En coloration chimique, les gants sont indispensables parce que les produits sont « agressifs ». En coloration végétale, libre à vous de poser à mains nues (certaines le font!), elles seront assorties à votre chevelure, ainsi que vos ongles… Si donc, vous voulez préserver vos mains, une paire de gants en latex est parfaite. Vous pouvez utiliser des gants pour la vaisselle, mais ils sont quand même plus rigides et limitent les mouvements (de mon point de vue). Une fois l’application terminée, lavez-vous les mains avec les gants, puis laissez-les sécher pour la fois suivante.

 

Le bonnet de coloration:

Avec le développement de la coloration végétale, les techniques s’affinent. Et si autrefois, on posait son henné et le laissait sécher à l’air libre, on préconise aujourd’hui de le conserver sous une chaleur humide. Il sèche moins vite et permet aux pigments de bien se développer tout en accélérant le processus. Les coiffeurs utilisent un casque à vapeur. Et nous, à la maison, on a le choix entre le film alimentaire (oui, oui, le même qui sert à emballer la dernière tranche de jambon…) ou la charlotte réutilisable, un peu plus glamour, qui a l’avantage d’être écologique, puisqu’on peut la rincer et la réutiliser.

Les protège-branches de lunettes:

Ça n’a l’air de rien, mais c’est bien pratique! Parce que sans, pour celles qui enlèvent leurs lunettes pendant la pose, on a tendance à vouloir écarter au maximum nos branches pour les poser derrières nos oreilles sans les salir (moi) une fois le « travail » terminé, et les branches, elles n’aiment pas trop ça. Et si on les garde, on a peur de les salir. On vous rappelle que ça tache, que si ça  se rince bien sur le plastique, pas sûr que ça n’oxyde pas le métal,… On opte pour des accessoires réutilisables!

La cuillère en bois:

Parce que le bois, c’est mieux que le métal quand on doit mélanger des poudres avec de l’eau. C’est surtout vrai pour les argiles. Et personnellement, je trouve ça tellement plus « doux » de travailler avec le bois, tant au toucher que lors des mélanges. Elle finira par se tacher, mais comme on se la réserve pour la coloration et nos soins, ce n’est pas grave!

cuillere_bois

Un bol ou saladier:

Là encore, on préférera le bois, le verre ou la céramique. La taille d’un bol ou d’un petit saladier suffit généralement jusqu’à environ 80 grammes. Prévoyez un peu plus grand au-delà. L’avantage du verre ou de la céramique, c’est que ça ne tache pas (mais ça casse… c’est du vécu…). Quelque soit la matière, attribuez un récipient qui ne vous servira plus qu’à ça: vos colorations, vos masques, vos soins,…

Vous voilà parée, prête à démarrer! Bonne coloration!

Retrouvez les accessoires de coloration sur notre boutique en ligne: www.breizhenne.com

Colorer ses cheveux, oui…mais avec du naturel!

chvx-v4

La question de la coloration des cheveux se pose souvent à l’apparition du premier cheveu blanc, mais reflète aussi le souhait de « changer de tête ». Vouloir lutter contre les traces du temps n’est pas nouveau, s’embellir, modifier son apparence non plus. Mais de plus en plus souvent, on s’intéresse à l’impact de nos actes, sur notre environnement et surtout sur notre santé. Et en matière de coloration, les actes ne sont pas anodins.

60% des femmes se colorent les cheveux et la coloration chimique est encore largement la norme. Si les fabricants ont fait un effort sur les compositions, ils ont surtout beaucoup travaillé sur le message et le packaging: suppression (remplacement?) de l’ammoniaque, des compositions à base de plantes, d’huiles essentielles,…et le moins vigilant des consommateurs sera rassuré…Et pourtant, il y a encore bien trop d’autres ingrédients dont on ne commence qu’à découvrir les méfaits.

De plus en plus de coiffeurs se tournent vers la coloration végétale, et pas seulement sous la pression de la demande, mais pour leur propre bien-être puisqu’ils sont les premiers exposés à la nocivité de certains ingrédients qu’ils manipulent au quotidien. Car ce n’est pas tant une dose unique qui est à redouter que la répétition de l’exposition.

Cette excellente émission  de Mars 2016 « On n’est pas des pigeons »sur le sujet décrypte pour nous les ingrédients et explique les bienfaits de la coloration végétale :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=22ivdDU50QE?rel=0&w=560&h=315]

C’est quoi la coloration végétale?

henne_wikipedia

Photo Henné Wikipédia

Véritable alternative à la coloration chimique, la coloration végétale n’est composée que de plantes. Attention cependant à bien lire les étiquettes car certaines colorations qu’on pourrait penser totalement naturelles contiennent des additifs nocifs et/ou allergisants comme les sels métalliques ou le PPD (paraphenilenediamine). Ceux-ci sont incorporés pour intensifier la couleur ou améliorer la tenue mais restent très allergènes. Vous ne devez retrouver dans l’INCI (ou liste des ingrédients) que le nom latin de la plante (lawsonia inermis pour le henné naturel, indigofera tinctoria pour l’indigo,…).

La coloration végétale se présente le plus souvent sous forme de poudre. Ce sont les différentes parties du végétal (feuilles, racine, bois, fleurs, graines,…), selon la plante, qui sont réduites en poudre: les feuilles pour le henné, le bois pour la campêche, la graine pour le red kamala, la racine pour le rhapontic,…

Nombreuses sont les plantes qui permettent de colorer: le henné naturel, l’indigo, le brou de noix, le bois de campêche, la camomille, la garance, le rhapontic, le curcuma,…On les retrouve à différents endroits du globe, certaines espèces poussant même à plusieurs endroits, comme le henné naturel qu’on trouve à la fois en Afrique du Nord et en Inde. La provenance géographique influe sur la coloration: le henné naturel d’Inde est fort en pigment (la lawsone), sa prise est donc relativement rapide et donne un résultat plus rouge qui facilite, de notre point de vue, les colorations qui tendront vers les marrons, châtains, lorsqu’on l’associe.

On retrouve presque toujours le henné (naturel ou neutre) comme base des mélanges car il facilite la prise et permet de bien couvrir les cheveux blancs.

Plus la poudre est fine, plus l’application sera facile, ainsi que le rinçage! Et une poudre plus fine englobe bien la fibre capillaire, un beau résultat sera donc possible avec un temps de pose écourté.

Coloration chimique vs coloration végétale

  • La première différence, de taille, entre la coloration chimique et la coloration végétale, c’est le processus d’action.

Pour schématiser, la coloration chimique ouvre les écailles du cheveu pour venir décolorer la mélanine avant d’injecter le pigment artificiel. Les différents composants chimiques agissent donc par pénétration. Certains de ceux-ci sont suspectés de provoquer des allergies (PPD), d’être des perturbateurs endocriniens (résorcinol), …

La coloration végétale, elle,  vient se poser sur le cheveu, laissant transparaître les nuances naturelles de la chevelure, mais ne modifie pas la structure interne du cheveu et ne pénètre pas dans le corps. Elle est, de plus, 100% naturelle.

  • Une autre différence, de taille elle aussi, c’est la palette des possibilités! Si tout est quasiment réalisable en chimique (et on comprend pourquoi: on supprime la couleur de base donc on repart sur une « page blanche »), avec le naturel, on ne peut pas éclaircir (oubliez l’idée de devenir blonde si vous êtes brune). Le résultat final dépendra souvent de la couleur de base.
  • Quand la coloration chimique finit par s’affadir et par âbimer sérieusement le cheveu en le rendant sec et cassant (vous visualisez l’effet « queues de rat » sur les cheveux moultes fois décolorés?) , en l’affinant, la coloration végétale le rend plus fort, plus épais et le laisse très brillant (ça, c’est vraiment bluffant!).
  • Le temps de pose: il est plus long en végétal! Il faut laisser aux pigments le temps de se développer et de s’installer. Là encore, tout dépend du résultat attendu: pour une couleur chaude, profonde, comptez au minimum 1h30 à 4,5,6,…h. Pour un résultat plus proche du reflet, 30 mn à 1 heure suffiront. Finalement, c’est un peu comme en cuisine. Vous avez le choix entre le plat préparé à mettre 1’30 au micro-ondes ou la bonne blanquette faite maison qui mijote doucement sur le feu…

Pour résumer, soyez vigilant sur les compositions: moins il y a d’ingrédients, mieux c’est en général! En coloration végétale, seul le nom des plantes doit apparaître (petit lexique à venir). N’hésitez pas à consulter ce site formidable La vérité sur les cosmétiques qui propose une recherche INCI pour y voir clair!

Il ne s’agit pas d’être trop alarmiste sur le sujet, mais de bien réfléchir à ce qu’on fait, à ce qu’on SE fait, tout comme il est important de faire attention à ce qu’on mange, par exemple. Gardez à l’esprit que c’est la répétition, la diffusion à petite dose qui créé le danger (l’accumulation) et que mieux vaut une coloration chimique chez un coiffeur que celles du supermarché qui seraient plus dosées en produits « à risque ».

Laissez-vous tenter par l’expérience du végétal! 🙂

www.breizhenne.com