L’emballage de nos poudres de coloration végétale : recyclable ou compostable ?

Proposer des produits naturels, bio, de qualité, c’est bien mais qu’en est-il de l’emballage ?

Aujourd’hui, on ne peut plus juste se concentrer sur la qualité et l’éthique du contenu, il est essentiel de se préoccuper du contenant, et pas seulement d’un point de vue « marketing » mais prioritairement d’un point de vue écologique. Savoir qu’un emballage va finir à l’incinération, ça fait un peu mal à la conscience
quand même (et beaucoup à la planète) !

Le conditionnement des poudres de coloration végétale est soumis à 2 critères principaux :

  • l’emballage doit être étanche : les poudres prennent facilement l’humidité ambiante. Une poudre de coloration qui prend l’humidité va perdre son pouvoir colorant.
  • l’emballage doit être opaque : la lumière décolore la poudre en surface, l’incidence est moindre que celle de l’humidité, mais c’est un critère dont il faut tenir compte pour garder les qualités optimales de vos poudres.

Pour ce qui concerne Breiz Henné, nous avons 2 autres impératifs :

  • il faut que le sachet tienne debout car nous distribuons également en magasins,
  • l’emballage doit être résistant mais léger car nous expédions.

L’emballage des poudres Breiz Henné est constitué d’un sachet plastique en P.E pour garantir l’étanchéité et d’un sachet en papier kraft pour l’opacité.

On nous reproche souvent ce sachet plastique. C’est sûr, ça ne fait pas « écolo » et on aimerait s’en passer. Nous nous sommes donc de nouveau penchées sur la question et avons repris nos recherches. On a trouvé un joli sachet compostable, fermé par un zip. Youhou !


Sachet compostable et biodégradable en compost individuel ou industriel. Extérieur en papier kraft / Intérieur en PLA (= bioplastique ou plastique végétal)

Attention ! A ne pas confondre avec l’emballage ci-dessous qui n’a de naturel que son design et s’apparente, à mon sens, à du greenwashing car ce n’est pas du tout recyclable du fait qu’il s’agisse d’un matériau bi-matière ( voire tri-matière : papier – polyéthylène et VMPET) inséparables.

On a eu envie d’associer à notre réflexion les personnes sensibles à notre entreprise à travers un petit sondage via Instagram. Et voici le résultat :

Une préférence pour le recyclable

Ce sondage a permis d’entamer un dialogue constructif avec certaines d’entre vous. Il en ressort, et c’était une de nos interrogations, que finalement, peu de gens ont un compost ni même la possibilité d’en avoir un. Je n’ai pas trouvé d’informations sur la possibilité de déposer ses déchets « verts » (hors déchetteries et je ne sais pas si elles acceptent les emballages PLA) pour qu’ils soient acheminés vers des composts industriels.

Le risque, c’est donc d’alimenter encore un peu plus nos poubelles car ce n’est pas recyclable. Et c’est ce que nous ont fait remarquer la plupart des gens.

On pourrait aussi disserter sur l’impact et l’origine végétale :

  • le PLA est le plus souvent à base d’amidon de maïs, mais OGM ou pas ? (bioplastique ne veut pas dire bio)
  • Des terres agricoles sont monopolisées pour faire des sachets et pas pour nourrir.

Mais finalement …

Comme quoi, une idée peut paraître géniale sur le papier mais beaucoup moins évidente dans la réalité et produire finalement un effet contraire au but recherché
(et pourtant, il est super pratique ce sachet et bien plus facile pour le conditionnement) . 🙁

Conclusion :

(A nuancer cependant pour le sachet compostable pour les raisons évoquées ci-dessus)

Le sachet apparence kraft est un plastique qui se cache si bien qu’il n’est pas recyclable et fait passer notre emballage actuel (ou le plastique se voit très bien ! ) pour écologiquement plus négatif alors que tout est recyclable… Bien joué !

Le sachet compostable pose lui aussi beaucoup de questions mais c’est quand même une belle alternative.

La réflexion continue cependant, le progrès aussi : des produits non recyclables hier le sont aujourd’hui grâce notamment au développement des filières et des études sur le sujet, à l’amélioration du tri. A suivre donc …

N’hésitez pas à nous faire part de vos informations, de vos idées ou suggestions, c’est aussi comme ça qu’on avance !

Les informations données ici sont le résultat d’une compulsion de différentes recherches auprès de fournisseurs, d’articles journalistiques, des entreprises de recyclage et traitement des déchets, … N’hésitez pas à nous signaler si vous y trouvez des erreurs ou à apporter des informations pour enrichir le débat. Merci !

Le blond vénitien avec la coloration végétale

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Certains diront que le blond vénitien est un roux qui ne s’assume pas. 😉

Mais non, le blond vénitien est une couleur de cheveu bien à part qui qui oscille entre le blond et le roux clair.

C’est une couleur idéale pour entrer dans la nouvelle saison. Elle rappelle la blondeur de fin d’été rehaussée des couleurs chaudes de l’automne, comme l’été indien.

On l’obtient par un mélange subtil de différentes plantes en poudres comme le henné naturel, la camomille, le rhapontic et le romarin.

Il est du plus bel effet lorsque les cheveux blancs commencent à apparaître car il donne un effet méché  et très naturel en respectant alors les nuances de la chevelure

blond_venitien_2

La recette ci-dessous a été réalisée sur une base châtain clair avec des cheveux blancs bien répartis dans l’ensemble de la chevelure. Le résultat (les photos ci-dessus) est des plus jolis: les cheveux blancs sont bien colorés en doré, l’ensemble de la chevelure laisse apparaître des nuances de cuivré et semble comme éclairci. C’est une impression bien sûr, puisqu’on ne peut éclaircir en coloration végétale, rappelons-le, mais les poudres blondissantes ont apporté de la lumière et de l’éclat.

La recette:

50% de henné naturel

20% de romarin

20% de camomille

10% de rhapontic

Pascale a laissé poser 2 heures (sous charlotte) avant de rincer.

Alors, tentée de vous lancer? 🙂

breiz_venitien_ pack

Vous pouvez retrouver toutes les poudres ici