Colorer ses cheveux de châtain cuivré à châtain foncé

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Il existe trois poudres de plantes qui permettent d’aller au-delà du orange-carotte sur cheveux blancs tant redouté!  Si le henné naturel reste bien souvent la base en coloration végétale, l’indigo et le brou de noix assurent bien le job quand il s’agit de foncer.

La base de départ et le résultat  espéré vont signifier à quel pourcentage chacun devra être utilisé.

Si on a beaucoup de cheveux blancs et que l’on souhaite du châtain, on doit passer par le « 2 temps ». Les adeptes de la coloration végétale connaissent bien ce terme. Pour les novices, il s’agit de venir colorer dans un premier temps le cheveu blanc avec du henné naturel, de préférence originaire d’Inde. Il est assez foncé, prend vite et tire sur le rouge-marroné (car oui, il y a du rouge dans le marron!). Le cheveu blanc est alors bien coloré et les autres poudres pourront alors bien s’accrocher. On laisse poser de 30 mn à 2 heures (plus on laisse poser, plus le résultat du 2ème temps sera foncé). On rince, on essore bien ses cheveux (vous connaissez la serviette turban en bambou? Elle absorbe 4 fois plus que le coton) et on est prêt à faire la deuxième pose.

Si on veut quelque chose de très foncé, on ne met que de l’indigo, pendant 2 heures. Des reflets bronze peuvent apparaître, c’est normal, ils disparaissent au bout de quelques heures lors de l’oxydation à la lumière.

Pour un résultat plus châtain, on va apporter du brou de noix. Celui-ci va « diluer » l’indigo et relever des tons marrons plutôt que noirs. Plus on souhaite du châtain clair, plus on augmente la part de brou de noix, mais pas au-delà de 50% environ sous peine de voir le cuivré du henné un peu trop présent.

Et oui, la coloration végétale n’est pas une science exacte et c’est parfois en tâtonnant qu’on finit par obtenir ce que l’on souhaite. Et c’est surtout souvent après plusieurs applications que l’on arrive à mieux neutraliser le cuivré. Dans tous les cas, on apprécie très rapidement le côté soin qu’apportent les poudres végétales. Le cheveu est brillant, renforcé, la pousse améliorée.

Exemple avec reprise des racines blanches:

Et comme toujours avec la coloration végétale, la couleur n’est jamais tout à fait la même selon la luminosité

La recette pour le résultat ci-dessus (une seule pose):

50% de henné naturel du Rajasthan

35% d’indigo

15% de brou de noix

Le tout dilué avec  de l’eau chaude (50° environ), posé 2h sous charlotte.

A vous de jouer! 😉

Les options possibles:

Ajouter des poudres de soin:

  • L’amla, le brahmi: ces poudres indiennes sont un vrai soin pour le cheveux. Si elles ne colorent pas vraiment (bien qu’à l’usage elles puissent légèrement foncer les cheveux clairs), elles sont réputées pour agir sur la chute des cheveux, favoriser la repousse et prévenir le grisonnement. L’amla ajoutée à 10% renforce aussi le châtain en « cassant » le noir de l’indigo et sert de « mordant » à l’ensemble des poudres colorantes.
  • Le Sidr: 1  cuillère à soupe dans votre préparation de cette poudre indienne permettra de mieux fixer l’indigo. Vous pouvez également faire votre premier shampoing (après l’oxydation naturelle) avec le sidr grâce au pouvoir lavant de celle-ci.

Ajouter des poudres colorantes:

  • Soyez audacieuse, tentez un peu de Red kamala pour du rouge flamboyant, de la garance pour reflets acajou, … tout est permis!

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Couvrir ses cheveux blancs en blond… (et pas que…)

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En coloration végétale, on ne peut pas éclaircir . Oubliez le rêve du blond platine si vous êtes brune!
Finalement, c’est quand on a les cheveux blancs qu’on a le plus de choix puisqu’on peut aller du blond au châtain. Cependant, obtenir du blond relève d’un savant dosage: on peut vite tomber dans le cuivré ou dans le jaune poussin pas forcément très esthétique. Entre la bonne dose de henné qui ne va pas vous faire retrouver carotte et la bonne dose de rhapontic et de curcuma qui ne va pas finir en jaune « pisseux », il vaut mieux  éviter de travailler  » à la louche », ou « à vue de nez »…
Alors, après plusieurs essais sur mèches blanches ou grises, on a enfin réussi à trouver un dosage qui a donné un résultat naturel et lumineux et qui nous plait!

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Un savant mélange de henné naturel (rhaaa…sans lui, on a du mal à obtenir quoique ce soit!), de henné neutre (il agit comme un diluant), de brou de noix (et oui! sur les les blancs ou les clairs, il dore le cheveu), de rhapontic (cette racine de rhubarbe chinoise qui donne un bon coup de pouce pour atteindre notre blond), de camomille (on ne la présente plus quand on parle de blond, d’éclaircissant,…) et de curcuma ( il est généreux pour nous aider à blondir mais parfois trop, alors garde!).

Notre recette (testée et approuvée par notre mèche test  😉 ), avec uniquement des poudres Breiz Henné:
30% de brou de noix
20% de henné neutre
20% de camomille
15% de rhapontic
10% de henné naturel
5% de curcuma

La camomille est mise à infuser dans de l’eau bien chaude puis filtrée (parce que la camomille, elle est vraiment pas facile à travailler, elle fait des boulettes et l’application puis le rinçage sont difficiles).
Avec cette infusion, on mouille la préparation des autres poudres jusqu’à obtenir une pâte lisse mais pas trop liquide.
On a laissé poser 1h pour avoir le résultat en photo ci-dessus. Moins, c’est coloré mais plus palichon, plus, ça risque de cuivrer un peu.
Reste plus qu’à trouver des volontaires pour tester grandeur nature! (parce que nous, on est châtain…:-( )

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Différentes nuances selon la lumière

On avait d’abord testé sans curcuma, le blond était là, mais bien plus pâle et fade.
On a également fait le test sans henné naturel (et sans curcuma) et une dose plus importante de rhapontic, mais là encore, l’essai n’était pas concluant.
Alors, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais nous, on n’arrête pas de la regarder cette mèche blonde qui illumine notre bureau! 🙂

Le 25/09/2018: La recette fonctionne aussi très bien sur d’autres bases que les cheveux blancs, avec un résultat différent bien sûr mais vraiment intéressant. Allez voir l’expérience de Sophie ici. 😉

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Test du mélange campêche-garance

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Image du net

Toujours à la recherche de tons violines, Pascale s’est essayée à son tour avec un mélange revisité de celui de Christèle (à voir ici). Elle a ajouté de la garance. La poudre de garance des teinturiers (Rubia tinctorium root powder) provient de la racine de la plante. Elle fut largement cultivée pour  la teinture rouge, et, pour la petite histoire, pour les uniformes de l’armée française pendant la 1ère guerre mondiale. On a vu mieux comme tenue de camouflage…

Voici donc la recette de Pascale et le résultat en images:

  • 50% de henné neutre
  • Infusion avec 50% de campêche et 50% de garance + 1 cuillère à café de bicarbonate: les poudres sont mises en infusion dans de l’eau bien chaude

Mouiller le henné neutre avec cette infusion.

Appliquer mèche par mèche et couvrir d’un film alimentaire ou d’une charlotte.


Pascale a laissé poser 2h. Et voilà le résultat:

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Les cheveux ont foncé, on perçoit quelques reflets plutôt rouges…mais pas de violine! Le résultat reste très naturel et joli. Le henné neutre a apporté soin et gainage à la chevelure.

Alors?  Mettre une quantité équivalente de garance et de campêche a sans doute joué dans le résultat. Pascale n’a pas autant foncé que Christèle, la garance a donc bien joué son rôle, puisque c’est un peu ce qu’on attendait d’elle, mais on espérait aussi qu’elle participe au violine. Sans doute faut-il revoir le dosage, je pencherais pour 2/3 de campêche avec 1/3 de garance.

Prochain test à venir! On donne de sa personne chez Breiz Henné! 😉

Et vous? Vous avez déjà testé l’une ou l’autre de ces poudres?

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Les bienfaits du Rhassoul…

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Partons à la découverte du Rhassoul et de ses bienfaits (recettes en bas!):

Qu’on  l’appelle Rhassoul, Ghassoul ou même Rassoul, c’est toujours le même produit: une argile du Maroc, extraite dans la région du Moyen-Atlas, seul gisement au monde, à environ 200km de Fès. On l’adore parce qu’elle lave, fait la peau toute douce, donne du volume à nos cheveux, assainit et détoxifie. Difficile de faire mieux en matière de  0 déchets!

Un petit reportage qui vous en dira plus long sur l’extraction du rhassoul:

Son nom vient du verbe « rassal » en arabe, qui signifie laver.C’est d’ailleurs l’autre nom du Rhassoul: la « Terre à laver ».

En effet, cette argile est riche en saponine, ce qui lui confère un pouvoir lavant extraordinaire sans pour autant agresser le film hydrolipidique de la peau. Que vous la trouviez en plaquette ou déjà réduite en poudre, c’est la même chose et une fois dans l’eau, elle se dissout tout aussi facilement et rapidement (le rhassoul peut absorber 1,66 fois son poids d’eau!).

On l’utilisera donc de la tête aux pieds. Les Marocaines le savent bien et depuis longtemps, c’est une base du hammam.

Outre sa capacité à laver en douceur et du coup, à débarrasser notre salle de bain de flacons plastiques, il a bien d’autres propriétés. Comme toute argile, le rhassoul est à la fois absorbant et adsorbant: absorbant, dans le sens où il « ingère » (le sébum par exemple), adsorbant, dans le sens où il « fixe », « attrape », les impuretés, les toxines, un peu comme un aimant pour simplifier. Ainsi:

  • Sur cheveux gras: il permet la régulation du sébum. Lave.
  • Pour tous cheveux: apporte douceur, brillance et volume. Reminéralise et tonifie les cheveux ternes.On veillera simplement à ajouter une huile végétale à la préparation pour les cheveux secs. Lave.
  • Détoxifie: avant de passer à la coloration végétale, permet d’éliminer les résidus de coloration chimique, les silicones,…
  • Gommage corporel: sa pâte légèrement granuleuse  offre une exfoliation douce pour retrouver une peau lissée et débarrassée des peaux mortes.
  • Peaux grasses: en masque visage, il purifie et aide à la régulation des peaux à problèmes.

photo-3Les cheveux retrouvent volume, souplesse et douceur (et c’est encore plus beau sous le soleil breton!)

Comment l’utiliser:

Masque capillaire cheveux gras: mélanger une petite quantité de poudre avec de l’eau tiède jusqu’à obtenir une pâte souple mais pas trop liquide (un peu comme une pâte à gâteau). Appliquer sur le cuir chevelu et les longueurs. Rassembler le tout sur le haut de la tête. Laisser poser environ 30mn et rincer. Ce masque peut être renouvelé 1 fois par semaine. Absorbe le sébum. Apporte volume et douceur.

Masque capillaire normaux à secs: mélanger une petite quantité de poudre avec de l’eau tiède jusqu’à obtenir une pâte souple mais pas trop liquide (un peu comme une pâte à gâteau). Ajouter 2 cuillères à soupe de poudre d’aloé véra ou d’huile végétale . Appliquer sur le cuir chevelu et les longueurs. Rassembler le tout sur le haut de la tête. Laisser poser environ 30mn et rincer. Ce masque peut être renouvelé 2 fois par mois. Apporte volume et douceur.

Vous pouvez également remplacer l’eau par un hydrolat (ou eau florale), pour leurs propriétés ou juste pour leur bonne odeur!

No pooDans le cadre d’une démarche No poo (= pas de shampoing), on peut se laver les cheveux avec du rhassoul.

Mélanger une petite quantité de rhassoul avec de l’eau tiède. Mouiller ses cheveux. Appliquer et masser le cuir chevelu. Rincer.

En cas de cheveux secs, on ajoutera un peu de poudre d’aloé vera.

Il ne faut cependant pas abuser de ce type de lavage pour les cheveux. C’est parfaitement adapté pour les personnes qui espacent de plusieurs jours leurs lavages capillaires ( au moins 5 jours ), sinon, à faire entre 2 lavages au shampoing doux ou entre 2 WO = water only). A chacun de trouver sa routine!

Lavage du corps : Procéder comme pour le shampoing: Mélanger une petite quantité de rhassoul avec de l’eau tiède. Frotter tout le corps, rincer.

Alors, tenté par l’expérience Rhassoul? 😉

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Le bois de campêche ou comment avoir des reflets « aubergine »…

Le bois de campêche est un petit arbre tropical dont les Aztèques furent les premiers à découvrir son pouvoir tinctorial. C’est au cœur de son bois que se trouve le colorant, l’hématine. Il fut longtemps utilisé pour teindre la laine, la soie, le cuir et fut l’enjeu de batailles commerciales rudes entre l’Amérique latine et l’Angleterre pour contrôler les cultures et disposer de ce colorant fort prisé qui remplaça un temps l’indigo et la guède*. Aujourd’hui, c’est surtout en coloration végétale capillaire qu’on l’utilise. Elle fonce les colorations végétales mais si on la travaille avec le bicarbonate de soude, elle permet d’obtenir des reflets entre l’ aubergine -violet -grenat. c’est ce que j’ai testé début Octobre.

Voici le résultat en images:

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Comme toujours avec le henné et les poudres tinctoriales, la couleur varie vraiment selon la luminosité. Globalement, au vu des photos et selon les dires de mon entourage, j’ai pas mal foncé. Je trouve ça presque noir en intérieur, sans avoir mis une pointe d’indigo dans mon mélange! Je comprends mieux pourquoi la campêche a un temps détrôné l’indigo et la guède! Au soleil, j’ai de beaux reflets « aubergine ».

Ma recette:

50% de Henné neutre – 50% de poudre de Campêche – 1 cuillère à café de Bicarbonate de soude (j’ai préparé 80g de poudre en tout)

J’ai fait une infusion du bois de campêche dans environ 150ml d’eau frémissante pendant quelques minutes et j’ai ajouté le bicarbonate. Et là, magie! Le mélange est passé de orange-marron à un beau violine en un instant.

Je n’ai pas filtré. J’ai mouillé mon henné neutre avec cette infusion. Le mélange s’est fait très facilement, sans grumeaux. J’ai appliqué mèche par mèche à l’aide d’un pinceau et j’ai terminé à la main (avec des gants!) pour bien enduire les pointes  avant de tout rassembler sur la tête et de filmer. J’ai laissé poser 2h avant de rincer. L’eau de rinçage était bleu-violet et mes ongles de doigts de pied ont été colorés quelques jours!

J’aime beaucoup le résultat à la lumière et les variations de couleurs selon l’exposition. J’aime moins le côté « noir » à l’ombre parce que je trouve que c’est trop foncé pour ma peau.

Qui a déjà testé?

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*Source Wikipédia

Chut(e), c’est l’automne…

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Rien à faire, tous les ans ça recommence? La chute automnale qui ne concerne pas que les feuilles des arbres mais aussi, hélas, nos cheveux, n’est pas une fatalité. Liée au changement de saison et des variations hormonales, elle est plus importante en automne que le reste de l’année.Si on n’a pas anticipé ce phénomène dès la fin de l’été, il est encore temps d’y remédier et de vite introduire une routine capillaire anti-chute!

Avant de passer aux masques, on s’astreindra à quelques gestes tous simples comme le massage du cuir chevelu pour faire remonter l’afflux sanguin et ainsi « nourir » le bulbe et le renforcer. Vous pouvez aussi mettre la tête en bas (ou faire le poirier!) mais ce n’est ni très confortable ni très agréable…Vous pouvez également utiliser un masseur de tête.

Si presque toutes les poudres de plantes fortifient la fibre capillaire et ont une bonne influence sur la repousse, certaines contrent davantage ce phénomène.

On retiendra donc, entre autres:

La poudre d’ortie: Vitalisante et tonique, elle offre en bonus une diminution des pellicules et régule le sébum.

La poudre de romarin: Tonifiant de la fibre capillaire, le romarin  va surtout aider à la croissance (attention:  il colore légèrement les cheveux blancs en doré et assombrit un peu  la chevelure à la longue).

L’amla et le brahmi: Voilà deux poudres indiennes ayurvédiques qui seraient le secret des belles chevelures des femmes indiennes…Le brahmi fortifie et favorise la pousse. De plus, il « épaissit » le cheveu. L’amla limite la chute.  Là encore, force et vigueur en font nos alliées. Leur touche en plus: le volume! (attention sur les cheveux clairs ou blancs: ces poudres ont tendance à foncer)

La poudre de moutarde: Elle va permettre la vaso-dilation des vaisseaux sanguins en chauffant au niveau du cuir chevelu. La dilatation va permettre la bonne irrigation qui va donc « alimenter » le bulbe et favoriser la repousse.

Le henné neutre: C’est surtout pour son action gainante qu’on le retiendra, même s’il contribue aussi à fortifier. Il va aider à  la transition entre 2 saisons et permettra de masquer une perte de volume.

On pourra donc alterner les masques en retenant d’un côté les plantes qui aident à limiter la chute comme l’ortie et l’amla et de l’autre, celles qui vont booster la repousse et la croissance comme le romarin et le brahmi. On les associera au henné neutre pour son rôle de liant ( le mélange sera plus facile à faire et à poser) et de gainant.

Le masque contre la chute: 

  • Poudre d’ortie   30%
  • Poudre d’amla  30%
  • Henné neutre   40%
  • Eau chaude

Selon longueur de cheveux: +/- 30g sur cheveux courts, 60g cheveux mi-longs, 80g cheveux longs, à ajuster selon l’épaisseur

Délayer les poudres avec de l’eau chaude jusqu’à obtenir une pâte ni trop liquide, ni trop épaisse. Appliquer sur le cuir chevelu (c’est là que tout se passe et qu’il faut cibler). Laisser poser de 30mn à 1h (plus si le coeur vous en dit…), sous charlotte ou film alimentaire. Rincer.

Le masque de la repousse :

  • Poudre de romarin 30%
  • Poudre de brahmi 30%
  • Henné neutre 40%
  • Eau chaude

Selon longueur de cheveux: +/- 30g sur cheveux courts, 60g cheveux mi-longs, 80g cheveux longs, à ajuster selon l’épaisseur

Délayer les poudres avec de l’eau chaude jusqu’à obtenir une pâte ni trop liquide, ni trop épaisse. Appliquer sur le cuir chevelu (c’est là que tout se passe et qu’il faut cibler). laisser poser de 30mn à 1h (plus si le coeur vous en dit…), sous charlotte ou film alimentaire. Rincer.

Le « boosteur » de pousse :

  • Poudre de moutarde
  • Eau chaude

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Selon longueur de cheveux et épaisseur: +/- 20g sur cheveux courts, 50g cheveux mi-longs, 70g cheveux longs.

Pour un effet optimum, on l’utilisera seule. Bien étaler sur le cuir chevelu au niveau des racines. Entourer le crâne avec du film alimentaire ou une charlotte pour augmenter la chauffe. La sensation de chaleur ne doit pas être désagréable ni insupportable. On doit juste sentir que « ça chauffe ». Le temps de pose ne dépassera pas une heure, la sensation de chauffe augmente dans le temps. A ne pas faire sur une peau irritée!

Vous pouvez alterner les masques en période de « cure » et faire de 1 à 2 masques par semaine pendant 1 à 2 mois. Attention! Ce sont des poudres qu’ on pourrait appeler « magiques » tant elles apportent à nos cheveux mais ce ne sont pas des poudres « miracles » Seule la régularité vous apportera un résultat!!!

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Protocole et conseils pour la coloration

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Avant de démarrer la coloration végétale, il est important d’assainir son cheveu, que celui-ci ait été coloré ou non. Nos cheveux sont exposés au quotidien  à la pollution, la poussière, les odeurs, etc,…et la plupart du temps, un simple lavage suffit à y remédier. Cependant, à la longue, les shampoings, notamment lorsqu’ils contiennent des silicones, laissent des résidus sur la fibre capillaire qui finissent par s’accumuler. Il en est de même avec la coloration chimique. La règle, c’est donc assainir, détoxifier, pour repartir sur de bonnes bases!  On va donc appliquer des masques d’argile verte. L’argile agit comme une sorte d’aimant qui va « capter » tous ces résidus.

  • Il est préconisé de faire 2 masques par semaine pendant 5 semaines si votre coloration est récente et si vous avez une grande différence entre votre couleur naturelle et la couleur chimique, notamment lorsque vous avez beaucoup foncé.
  • Réduisez à 3 semaines si vous avez fait du ton sur ton.
  • Pour éliminer les silicones, 2 masques sur une semaine suffisent.

Que risque-t-on à ne pas le faire?

Avoir une moins bonne adhérence de la coloration à venir et des problèmes de reflets, de stabilité de la couleur. On lit ici ou là que certaines s’en passent et disent ne pas avoir remarqué d’effet particulier…Il nous parait quand même essentiel d’en avoir fait 2 dans la semaine au minimum, et on n’oublie pas le petit test sur une mèche. 😉

La recette:

  • Argile verte Montmorillonite (+/- 50g sur cheveux courts, 90g cheveux mi-longs, 120g cheveux longs, à ajuster selon l’épaisseur)
  • Eau chaude
  • Bol en verre, bois ou céramique
  • Cuillère en bois
  • En option:  1 cuillère à soupe d’huile végétale, bio de préférence, lorsque les cheveux ont été décolorés pour éviter qu’ils ne ressortent trop rêches.
  • Alternative: Argile Blanche (elle assèche moins)

Mélanger l’argile avec de l’eau chaude pour obtenir une consistance de pâte ni trop liquide, ni trop épaisse. Ajouter le cas échéant la cuillerée d’huile végétale. Appliquer sur cheveux secs en masque  à l’aide d’un pinceau pour bien recouvrir toutes les mèches de la racine aux pointes.Laisser poser 20-25mn. Rincer.

(A renouveler à la fréquence conseillée ci-dessus)

Vous pouvez ensuite passer à la coloration végétale en toute sérénité!

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Argile verte Montmorillonite

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Colorer ses cheveux blancs…

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Colorer ses cheveux blancs grâce aux plantes, c’est possible. La palette des couleurs y est même plus développée que sur les couleurs naturelles. On va, là, en effet pouvoir proposer des tons les plus clairs aux plus foncés.

La règle, avec les cheveux blancs quand on veut foncer, c’est la pose en 2 temps. Mais sachez que si vous avez 95% de cheveux blancs, vous pouvez  obtenir ceci:

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La recette:

  • Henné naturel du Rajasthan
  • Indigo
  • Eau

Procéder en 2 temps. On commence par appliquer du Henné naturel délayé avec de l’eau chaude (autour de 70°). Laisser poser 30mn sous film alimentaire ou charlotte. Rincer.

Résultat de l’étape intermédiaire: henne_nat_2h_bb_xd

Préparer l’Indigo avec de l’eau chaude (50° maximum). Vous pouvez l’appliquer à suivre sur cheveux mouillés bien essorés ou sur cheveux secs plus tard. Laisser poser à l’air libre 2 heures. Rincer.(Des petits reflets bronze peuvent apparaître aussitôt. Pas de panique! Ils vont disparaître dans les heures qui viennent, le temps de l’oxydation à l’air).

    hi

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Alors, tentée?

 

Le matériel pour débuter la coloration

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Être bien équipé est essentiel. Être bien équipé, c’est réduire les contraintes. Ça ne nécessite pas forcément beaucoup de matériel, ni beaucoup d’investissement. D’ailleurs, la plupart des ustensiles de base se trouvent facilement au sein même de la maison. On a toujours une vieille cuillère en bois à recycler, un vieux tee-shirt,… Voici donc un petit tour de ce qu’il faut avoir sous la main et pourquoi!

Le pinceau:

Si certaines préfèrent s’en passer et faire la pose à mains nues (enfin, gantées de préférence! Voir ci-dessous ), c’est un ustensile quand même bien pratique. Je le recommande particulièrement quand il y a pas mal de cheveux blancs parce que:

  • il permet d’aller au plus près de la racine
  • avec le manche pointu, on peut facilement soulever les mèches et travailler méthodiquement (enfin, on essaye…)

Je connais une coiffeuse qui travaille avec pinceau de peintre…Vous l’aurez compris, tout est permis! L’important, c’est de se sentir à l’aise tout en étant efficace.

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Les gants:

En coloration chimique, les gants sont indispensables parce que les produits sont « agressifs ». En coloration végétale, libre à vous de poser à mains nues (certaines le font!), elles seront assorties à votre chevelure, ainsi que vos ongles… Si donc, vous voulez préserver vos mains, une paire de gants en latex est parfaite. Vous pouvez utiliser des gants pour la vaisselle, mais ils sont quand même plus rigides et limitent les mouvements (de mon point de vue). Une fois l’application terminée, lavez-vous les mains avec les gants, puis laissez-les sécher pour la fois suivante.

 

Le bonnet de coloration:

Avec le développement de la coloration végétale, les techniques s’affinent. Et si autrefois, on posait son henné et le laissait sécher à l’air libre, on préconise aujourd’hui de le conserver sous une chaleur humide. Il sèche moins vite et permet aux pigments de bien se développer tout en accélérant le processus. Les coiffeurs utilisent un casque à vapeur. Et nous, à la maison, on a le choix entre le film alimentaire (oui, oui, le même qui sert à emballer la dernière tranche de jambon…) ou la charlotte réutilisable, un peu plus glamour, qui a l’avantage d’être écologique, puisqu’on peut la rincer et la réutiliser.

Les protège-branches de lunettes:

Ça n’a l’air de rien, mais c’est bien pratique! Parce que sans, pour celles qui enlèvent leurs lunettes pendant la pose, on a tendance à vouloir écarter au maximum nos branches pour les poser derrières nos oreilles sans les salir (moi) une fois le « travail » terminé, et les branches, elles n’aiment pas trop ça. Et si on les garde, on a peur de les salir. On vous rappelle que ça tache, que si ça  se rince bien sur le plastique, pas sûr que ça n’oxyde pas le métal,… On opte pour des accessoires réutilisables!

La cuillère en bois:

Parce que le bois, c’est mieux que le métal quand on doit mélanger des poudres avec de l’eau. C’est surtout vrai pour les argiles. Et personnellement, je trouve ça tellement plus « doux » de travailler avec le bois, tant au toucher que lors des mélanges. Elle finira par se tacher, mais comme on se la réserve pour la coloration et nos soins, ce n’est pas grave!

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Un bol ou saladier:

Là encore, on préférera le bois, le verre ou la céramique. La taille d’un bol ou d’un petit saladier suffit généralement jusqu’à environ 80 grammes. Prévoyez un peu plus grand au-delà. L’avantage du verre ou de la céramique, c’est que ça ne tache pas (mais ça casse… c’est du vécu…). Quelque soit la matière, attribuez un récipient qui ne vous servira plus qu’à ça: vos colorations, vos masques, vos soins,…

Vous voilà parée, prête à démarrer! Bonne coloration!

Retrouvez les accessoires de coloration sur notre boutique en ligne: www.breizhenne.com

Colorer ses cheveux, oui…mais avec du naturel!

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La question de la coloration des cheveux se pose souvent à l’apparition du premier cheveu blanc, mais reflète aussi le souhait de « changer de tête ». Vouloir lutter contre les traces du temps n’est pas nouveau, s’embellir, modifier son apparence non plus. Mais de plus en plus souvent, on s’intéresse à l’impact de nos actes, sur notre environnement et surtout sur notre santé. Et en matière de coloration, les actes ne sont pas anodins.

60% des femmes se colorent les cheveux et la coloration chimique est encore largement la norme. Si les fabricants ont fait un effort sur les compositions, ils ont surtout beaucoup travaillé sur le message et le packaging: suppression (remplacement?) de l’ammoniaque, des compositions à base de plantes, d’huiles essentielles,…et le moins vigilant des consommateurs sera rassuré…Et pourtant, il y a encore bien trop d’autres ingrédients dont on ne commence qu’à découvrir les méfaits.

De plus en plus de coiffeurs se tournent vers la coloration végétale, et pas seulement sous la pression de la demande, mais pour leur propre bien-être puisqu’ils sont les premiers exposés à la nocivité de certains ingrédients qu’ils manipulent au quotidien. Car ce n’est pas tant une dose unique qui est à redouter que la répétition de l’exposition.

Cette excellente émission  de Mars 2016 « On n’est pas des pigeons »sur le sujet décrypte pour nous les ingrédients et explique les bienfaits de la coloration végétale :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=22ivdDU50QE?rel=0&w=560&h=315]

C’est quoi la coloration végétale?

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Photo Henné Wikipédia

Véritable alternative à la coloration chimique, la coloration végétale n’est composée que de plantes. Attention cependant à bien lire les étiquettes car certaines colorations qu’on pourrait penser totalement naturelles contiennent des additifs nocifs et/ou allergisants comme les sels métalliques ou le PPD (paraphenilenediamine). Ceux-ci sont incorporés pour intensifier la couleur ou améliorer la tenue mais restent très allergènes. Vous ne devez retrouver dans l’INCI (ou liste des ingrédients) que le nom latin de la plante (lawsonia inermis pour le henné naturel, indigofera tinctoria pour l’indigo,…).

La coloration végétale se présente le plus souvent sous forme de poudre. Ce sont les différentes parties du végétal (feuilles, racine, bois, fleurs, graines,…), selon la plante, qui sont réduites en poudre: les feuilles pour le henné, le bois pour la campêche, la graine pour le red kamala, la racine pour le rhapontic,…

Nombreuses sont les plantes qui permettent de colorer: le henné naturel, l’indigo, le brou de noix, le bois de campêche, la camomille, la garance, le rhapontic, le curcuma,…On les retrouve à différents endroits du globe, certaines espèces poussant même à plusieurs endroits, comme le henné naturel qu’on trouve à la fois en Afrique du Nord et en Inde. La provenance géographique influe sur la coloration: le henné naturel d’Inde est fort en pigment (la lawsone), sa prise est donc relativement rapide et donne un résultat plus rouge qui facilite, de notre point de vue, les colorations qui tendront vers les marrons, châtains, lorsqu’on l’associe.

On retrouve presque toujours le henné (naturel ou neutre) comme base des mélanges car il facilite la prise et permet de bien couvrir les cheveux blancs.

Plus la poudre est fine, plus l’application sera facile, ainsi que le rinçage! Et une poudre plus fine englobe bien la fibre capillaire, un beau résultat sera donc possible avec un temps de pose écourté.

Coloration chimique vs coloration végétale

  • La première différence, de taille, entre la coloration chimique et la coloration végétale, c’est le processus d’action.

Pour schématiser, la coloration chimique ouvre les écailles du cheveu pour venir décolorer la mélanine avant d’injecter le pigment artificiel. Les différents composants chimiques agissent donc par pénétration. Certains de ceux-ci sont suspectés de provoquer des allergies (PPD), d’être des perturbateurs endocriniens (résorcinol), …

La coloration végétale, elle,  vient se poser sur le cheveu, laissant transparaître les nuances naturelles de la chevelure, mais ne modifie pas la structure interne du cheveu et ne pénètre pas dans le corps. Elle est, de plus, 100% naturelle.

  • Une autre différence, de taille elle aussi, c’est la palette des possibilités! Si tout est quasiment réalisable en chimique (et on comprend pourquoi: on supprime la couleur de base donc on repart sur une « page blanche »), avec le naturel, on ne peut pas éclaircir (oubliez l’idée de devenir blonde si vous êtes brune). Le résultat final dépendra souvent de la couleur de base.
  • Quand la coloration chimique finit par s’affadir et par âbimer sérieusement le cheveu en le rendant sec et cassant (vous visualisez l’effet « queues de rat » sur les cheveux moultes fois décolorés?) , en l’affinant, la coloration végétale le rend plus fort, plus épais et le laisse très brillant (ça, c’est vraiment bluffant!).
  • Le temps de pose: il est plus long en végétal! Il faut laisser aux pigments le temps de se développer et de s’installer. Là encore, tout dépend du résultat attendu: pour une couleur chaude, profonde, comptez au minimum 1h30 à 4,5,6,…h. Pour un résultat plus proche du reflet, 30 mn à 1 heure suffiront. Finalement, c’est un peu comme en cuisine. Vous avez le choix entre le plat préparé à mettre 1’30 au micro-ondes ou la bonne blanquette faite maison qui mijote doucement sur le feu…

Pour résumer, soyez vigilant sur les compositions: moins il y a d’ingrédients, mieux c’est en général! En coloration végétale, seul le nom des plantes doit apparaître (petit lexique à venir). N’hésitez pas à consulter ce site formidable La vérité sur les cosmétiques qui propose une recherche INCI pour y voir clair!

Il ne s’agit pas d’être trop alarmiste sur le sujet, mais de bien réfléchir à ce qu’on fait, à ce qu’on SE fait, tout comme il est important de faire attention à ce qu’on mange, par exemple. Gardez à l’esprit que c’est la répétition, la diffusion à petite dose qui créé le danger (l’accumulation) et que mieux vaut une coloration chimique chez un coiffeur que celles du supermarché qui seraient plus dosées en produits « à risque ».

Laissez-vous tenter par l’expérience du végétal! 🙂

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